Trenkwalder, Elmar

AT, 1959

Elmar Trenkwalder est né en 1959 en Autriche et il vit actuellement à Innsbruck après avoir passé plusieurs années à Cologne. Il a participé à plusieurs manifestations internationales comme la Biennale de Venise et la Biennale de Lyon. Il a exposé en 2004 au Landesmuseum de Linz et au “Printemps de Septembre“ à Toulouse. En 2005, on peut noter sa participation à la Biennale de Gorizia (commissaire Peter Weiermaier) et à l’exposition “Contrepoint“ (décembre 2005-février 2006) au Musée du Louvre (commissaire Marie-Laure Bernadac). En 2012, une exposition itinérante commence le 1er avril au Kunstmuseum Thurgau à Ittigen en Suisse puis en été à la Kunsthalle de Krems en Autriche, en automne au Gerhard-Macks-Haus à Brême et enfin au MUBA, Musée des beaux-Arts Eugène Leroy à Tourcoing. Elmar Trenkwalder est actuellement en résidence à la Manufacture de Sèvres-Cité de la Céramique où sa production sera exposée en 2013> L’œuvre d’Elmar Trenkwalder aux confins du réel et du rêve surgit " d’une activité imaginative très dense ", proche d’hallucinations. Dans un entretien avec Bernard Marcadé, paru en mai 1998, dans le catalogue du FRAC Limousin, Elmar Trenkwalder déclare : " j’essaye de retrouver les chemins de ces images. Ce qui n’est pas simple, car tout se passe comme dans un tunnel…Aujourd’hui, je mène une recherche avec la matière, je m’intéresse à ses transformations. Auparavant j’essayais de relier la matière et l’esprit. Mais c’était trop volontariste. Aujourd’hui ces problèmes me semblent secondaires " " Je me sens comme une sorte “d’aspirateur“ des images et des émotions du monde. Je transforme ces images et ces émotions, comme dans le travail du rêve. Je peux utiliser le souvenir précis d’un objet ou d’un paysage, mais il m’arrive parfois de peindre ou de construire un paysage qui n’existe pas, que je n’ai jamais vu, mais qui cependant semble très connu… Ce qui compte pour moi, c’est de vivre avec mes visions, mais aussi avec mon temps. Pour moi l’ornement n’est évidemment pas simplement formel. L’ornement est la forme même de la vie. C’est une expérience. Le corps et l’espace […] ces deux domaines sont le plus souvent séparés. Je tente de trouver un passage entre ces deux réalités, en ouvrant la représentation du corps sur celle de l’espace extérieur, le paysage par exemple… " (Entretien avec Bernard Marcadé). La mise en question permanente de la forme caractérise en effet les sculptures, peintures et dessins de Trenkwalder. Les personnages deviennent des éléments architecturaux et vice-versa. Les deux sexes coexistent au sein d’une même forme. Symbolique sexuelle, métaphore et allégories sont liées indéfectiblement à l’architecture. Les éléments pris séparément sont clairement identifiables mais leur somme, leur synthèse échappe à toute classification.

<
>
loading...
loading...